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La méthode clinique

8 December, 2009

La méthode clinique est un ensemble de technique utilisé par le clinicien pour recueillir l’information sur le comportement. Cet ensemble s’inscrit dans la démarche de la psychologie clinique. Mais attention, cette méthode clinique doit replacer les informations qu’elles sélectionnent dans la dynamique du sujet.

On retrouve deux niveaux dans cette méthode:

  • le recours à des techniques de recueil des informations comme des test, des échelles, des entretiens… en tenant compte de l’environnement.
  • L’étude approfondie et exhaustive du cas.

En premier on a l’observation clinique. C’est l’action de considérer avec une attention suivie la nature, l’homme, la société afin de mieux les connaître. Elle englobe l’action, la méthode utilisée et les résultats. Elle demande également une concentration de l’activité psychique sur un objet particulier..

Il n’y a pas de lien entre le patient et le clinicien, il y a création d’une certaine distance. Cela est très important en clinique, ou cela risquerait de modifier le comportement du patient et l’objectivité de l’observateur. Le clinicien réalise ensuite une interprétation qui permet de donner un sens à ce qui a été observé.

L’observation vise à faire un inventaire du réel, elle va rendre compte de ce qui est pertinent. Il y a une subjectivité, mais attention une même situation observée par deux personnes différentes n’entraine pas un même compte rendu. L’observation est un outil très important pour le psy et parfois le seul outil utilisé quand l’entretien est impossible comme par exemple dans le cas d’un enfant autiste qui ne parle toujours pas.

Le but de l’observation clinique est de relever un phénomène et / ou un comportement significatif. Cela permet de donner un sens à ce phénomène, ce comportement, en le restituant dans le contexte dans lequel il s’inscrit. Il faut être attentif à l’acte, à l’environnement, au moment de l’acte, à l’influence de l’observateur.

l'observation trikapalanet

Les objets de l’observation clinique:

  • les symptômes
  • les signes pathologiques
  • la manifestation de la maladie
  • il faut être attentif à ce qui est verbal et non verbal
  • quel sens prend le symptôme dans la vie du sujet
  • essayé de faire comprendre au sujet pourquoi ce symptôme.

On est attentif au rythme, débit…de la parole.

La REALITE CLINIQUE

On observe les effets de la réalité psychique en partie consciente et inconsciente: les fantasmes, les désirs, les affects de perception, de représentation… c’est le monde interne du sujet.

On tente de créer un modèle qui essaye d’expliquer la subjectivité du sujet. il y a pour cela différents types de techniques d’observation clinique:

  • l’observation non structurée ou naturaliste: on recueil un maximum d’informations en faisant appel à notre attention libre et flottante
  • l’observation structurée: il utilise un plan d’observation, il indique les comportements à repérer. Cela neutralise la subjectivité de l’observateur

Mais comme dans toutes méthodes en clinique, l’observation comporte des risques:

  • le réification: réduire le sujet à ce que l’on observe
  • ce qu’on observe ne peut être validé, il n’y a jamais de validation complète
  • ce qu’on relève peut être influencé par notre propre perception.

TP EMG (4)

7 December, 2009

Voila la dernière manipulation de ce TP. J’avoue que sans graphique, ce TP peut paraître difficile, mais en faisant des schémas tout parait plus simple. Alors voila la fin du TP.

III ETUDE EMG DES ACTIVITES REFLEXES

a. Protocole expérimental

Le sujet est équipé de trois électrodes placées au préalable sur le soleus. Le logiciel REFMYO est ouvert sur l’option réflexe myotatique. Le marteau est branché à la console ESAO( toujours le même qu’au début du TP). Le réglage des paramètres est : durée 100millisecondes, différence de potentiel 1,5mV, la mesure se fait sur une voie car un seul muscle est étudié.

  • Manipulation a : le sujet pose la jambe sur un tabouret, genou fléchi, pied pendant. Un bref coup de marteau devra être donné sur le tendon d’Achille pour déclencher le réflexe.
  • Manipulation b : même position et manœuvre mais le sujet doit crocheter ses deux mains et faire un effort d’écartement des bras. C’est la manœuvre de Jendrassik.

jendrassik dans ce trikapalanet

  • Manipulation c : même position et manœuvre que lors de la manipulation a mais le sujet contracte le jambier antérieur.

b. Graphes obtenus et analyse

On a obtenu différents graphiques dans ce TP:

a/réflexe Achilléen simple (graphe 6) : on observe après environ 30 secondes, une sinusoïde représentant une contraction unique du soleus en réponse à l’étirement de son tendon. On peut voir que la contraction peut être d’amplitude variable selon la force et l’emplacement de la tape.

b/ réflexe Achilléen et manœuvre de Jendrassik (graphe 7) (après avoir lu le TP, vous pouvez vous attardez sur ce phénomène): le sujet à réaliser la manœuvre à des intensités variées. De la même façon que précédemment, on obtient une contraction unique mais à amplitude variable. Lorsque l’intensité de la manœuvre est faible (manipulation 5), l’amplitude est moyenne. Lorsque l’intensité est forte (manipulation 1), l’amplitude est grande et la courbe est écrêtée.

c/réflexe achilléen et contraction du jambier antérieur (graphe 8) : Le tracé est beaucoup moins net. Le réflexe semble beaucoup moins important que dans l’expérience a.

d. Interprétation

Il s’agit dans cette dernière expérience du TP du réflexe myotatique. Tout d’abord un réflexe est une réponse indépendante de la volonté, automatique, en réplique à une stimulation. Dans notre cas, le réflexe myotatique, est la contraction réflexe du muscle extenseur déclenchée par son propre étirement.

On a réalisé un micro étirement c’est-à-dire une simulation grâce au réflexe achilléen qui est suffisant pour activer les fuseaux neuromusculaires. Les afférences Ia envoient un potentiel d’action qui passe par la synapse unique avec le motoneurone. L’activation de ce  motoneurone conduit à la contraction du soleus comme on le voit dans la manipulation a. Il s’agit d’un réflexe médullaire.

Lors de la manœuvre de Jendrassik, un autre moyen de stimulé les fuseaux neuromusculaires est mis en jeu. Les extrémités contractiles du fuseau neuromusculaire sont dotées de fibres nerveuses motrices qui sont des motoneurones gamma. Elles peuvent être stimulées par les centres moteurs du cortex cérébral. L’innervation gamma sert à maintenir le fuseau neuromusculaire dans un état de réception. Leur stimulation provoque une contraction des extrémités du fuseau neuromusculaire ce qui entraine une augmentation de leur étirement lors de la stimulation et donc de la réponse du soleus.

Une contraction volontaire du jambier antérieur (fléchisseur) inhibe le muscle extenseur (vu précédemment). Lors de l’étirement du fléchisseur, comme dans la manipulation c, le réflexe achilléen est abolit. Donc la contraction du tiabialis inhibe la réponse du soleus.

CONCLUSION du TP

L’étude de ces deux muscles antagonistes, nous aura permis de nous rendre compte que les muscles font partis d’un réseau incluant de nombreuses fonctions de notre corps. Ils agissent en synergie les uns avec les autres, pour  nous permettre de nombreux mouvements ainsi que l’équilibre. Mais cela ne serait possible sans l’intervention d’afférences Ia, d’efférences sensitives, des mécanismes médullaires, des centres moteurs du cortex cérébral …

TP EMG (3)

6 December, 2009

Et oui comme va le montrer ce TP, on contracte plus de muscle quand on perd l’équilibre. Et voila la suite du TP. Je vous rappelle juste le but de ce TP, il s’agit d’étudier la contraction musculaire à différents stades et dans différentes conditions.

b. Graphes obtenus et analyse dans l’expérience 2

Les différents enregistrements sont: yeux ouvert( graphe 3), yeux fermés(graphe 4), position unipodale (graphe 5)

a/Yeux ouverts : on observe sur l’enregistrement l’effet antagoniste des deux muscles. C’est-à-dire une alternance de la contraction musculaire. En effet, lorsque le sujet est en appui sur la pointe des pieds on observe une activité importante seulement sur l’enregistrement correspondant au muscle extenseur, le soelus. Puis, lorsqu’il relève la pointe des pieds, on ne voit quasiment aucune variation pour le muscle extenseur  mais une activité importante sur l’enregistrement correspondant au muscle fléchisseur, le tibialis.

On observe un phénomène de bruit sur le tibialis lorsqu’il ne rentre pas en jeu dans le mouvement. Cela peut  provenir d’un effet de contamination dû aux électrodes placées trop près les unes des autres au niveau du tibialis.

Cette manipulation peut être périlleuse mais n’est pas la plus dure de ce TP:

b/Yeux fermés : on observe la même alternance entre contraction de l’extenseur et du fléchisseur.

On remarque aussi de légères variations sur le tracé de l’antagoniste. De la même façon que pour les yeux ouverts il y a un effet de contamination sur le fléchisseur. Mais l’activité est plus marquée que précédemment et elle existe aussi sur l’extenseur. On peut penser que la vision joue un rôle important dans notre équilibre. En effet nous savons que notre équilibre n’est jamais parfait. Lorsqu’il a les yeux fermés la stabilité du sujet est altérée, il va mettre en jeu la contraction de l’antagoniste pour tenter de rétablir un certain équilibre et ne pas tomber.

On remarque également que l’amplitude des contractions est en moyenne plus importante que celle des yeux ouverts

Et le plus dur à réaliser dans ce TP:

c/Position unipodale : L’aspect des courbes est toujours le même mais il est dur de séparer correctement les phénomènes de flexion et d’extension. Le phénomène de bruit est encore plus présent. Le sujet est sur un pied, l’équilibre est donc très altéré et la contraction des muscles antagonistes en même temps et obligatoire pour retrouver l’équilibre. C’est pour cela que la courbe est beaucoup moins nette que les deux précédentes.

On remarque aussi une augmentation de l’amplitude des contractions par rapport au graphe 3.

d.interprétation

Lorsque deux muscles antagonistes sont mis en jeu, il y a une inhibition réciproque.

Expliquons ce mécanisme à l’aide des résultats de nos expériences, plus précisément le graph 3 dans la portion entre 6 et 8 secondes.

Dans un premier temps, le sujet s’est mis sur la pointe des pieds. Le cortex a alors envoyé un message d’excitation destiné au muscle extenseur. Il est passé par la voie centrale, puis par un motoneurone alpha. Ce message a permis sa contraction par le mécanisme expliqué dans l’expérience précédente.

En même temps, ce message était couplé à un message d’inhibition. Ce dernier message est passé par un intermédiaire, un inter neurone, pour arriver au motoneurone alpha jusqu’au muscle fléchisseur ce qui empêcha sa contraction.

Dans un second temps, après le retour pied à plat, le sujet a relevé la pointe du pied vers la jambe. Il y eut alors entre ces deux muscles antagonistes le même schéma que précédemment, mais les messages d’excitation et de blocage furent inversés.

flexionextension mais pas dans ce trikapalanet

TP EMG (2)

5 December, 2009

Voila la première expérience du TP. Il ne faut pas oublier le but de ce TP: étudier la contraction musculaire. Ce TP se divise en trois expériences distincts.

I ETUDE EMG DU JAMBIER ANTERIEUR(TIBIALIS), MUSCLE FLECHISSEUR

a. Protocole expérimental

Le sujet est équipé de trois électrodes placées au préalable sur le tiabialis.Les électrodes sont protégées par un film et sont composées de deux ronds distincts dont l’un est conducteur. Le logiciel REFMYO est ouvert sur l’electromyographie, c’est un logiciel commun, il en existe d’autres. On utiliseras celui ci dans ce TP pour des raisons de facilité d’utilisation. Les réglages d’acquisition sont: durée d’enregistrement 20 secondes, différence de potentiel 1,5mV, mesure sur 1 voie car un seul muscle mis en jeu, acquisition simple. Le sujet doit réaliser à partir du démarrage de l’enregistrement une dorsi-flexion du pied en position assise, jambes pendantes.

b. Graphes obtenus

Nous avons réalisé plusieurs enregistrements

1) contractions faibles (graphe 1)

2) contractions fortes (graphe 2)

Pour des raisons techniques, les graphes obtenus lors de ce TP ne sont pas disponibles.

c. Analyse des graphes

Nous avons décidé de nous focaliser sur une partie des graphes obtenus qui représentent une seule contraction musculaire.

Par comparaison entre les deux graphiques, on observe que l’amplitude du mouvement est différente. Plus la contraction est forte plus l’amplitude est grande. De plus la durée de l’impulsion enregistrée est égale à la durée de la contraction.

d. Interprétation

Lors de la contraction musculaire, la dépolarisation de la membrane entraîne des impulsions électriques. Les capteurs placés sur la jambe du sujet, enregistrent la dépolarisation de l’ensemble des fibres musculaire sollicitées pour la dorsi-flexion du pied. Mais ce nombre de fibres musculaires peut varier, cela dépend du nombre d’unité motrice activées. On parle de recrutement : la force totale développée par le muscle résulte de la somme des forces de chaque fibre musculaire activée lors de la contraction. Donc plus il y a d’unité motrice activées plus la force de contraction est importante. Il s’agit de l’expérience de base de ce TP, elle permet de comprendre le reste.

II ETUDE EMG DE L’ANTAGONISME FLECHISSEUR-EXTENSEUR (JAMBIER ANTERIEUR SOLEUS)

a. Protocole expérimental du TP

Les réglages sont les même que précédemment hormis la mesure sur 2 voies, car le sujet est équipé d’électrodes sur les deux muscles antagonistes.

  • Manipulation a: sujet debout les yeux ouverts. Il exécute appui sur la pointe des pieds, retour talon au sol, pointe du pied relevée vers la jambe, retour position de repos pieds posés à plat.
  • Manipulation b: même série de mouvement mais le sujet a les yeux fermés.
  • Manipulation c: même série de mouvement mais en station unipodale.

Vous pouvez déjà imaginer les résultats que cela entraîne en réalisant ces manipulation simplement. Il suffit alors de faire attention aux muscles que vous sentez se contracter. Les yeux ouverts vous sentirez bien qu’un muscle se contracte, mais les yeux fermés, vous allez déjà vous rendre compte qu’il est dur de garder l’équilibre et que pour cela il se passe quelquechose. C’est la suite du TP!!!

TP EMG

4 December, 2009

Le but de ce TP est d’étudier les réponses conscientes et les réflexes de deux muscles antagonistes. Pour cela nous réalisons dans ce TP différentes expériences durant lesquels nous allons enregistrer une activité électrique musculaire qui correspond à une différence de potentiel lors de la contraction du muscle. L’étude de ces activités électriques est l’objet de l’électromyographie dans ce TP.

musculature et trikapalanet


Les muscles étudiés sont dit antagonistes, c’est à dire des muscles effectuant des mouvements inverses. Il s’agit du tibialis et du soleus. Le tibialis est un muscle fléchisseur permettant la dorsi-flexion du pied et le soléus est un muscle extenseur permettant de se mettre sur la pointe des pieds. Ces deux muscles ont un rôle important dans le maintien de la posture et de l’équilibre.

Les insertions des muscles de ce TP sont le tiabialis s’insère sur le tibia puis sur l’os cunéiforme et à la base du premier métatarsien pour permettre la dorsiflexion du pied. Son antagoniste, le soléus s’insère entre la fibula et le tibia pour se fixer via le tendon d’Achille au calcaneum qui est à l’origine du réflexe Achilléen lors d’une stimulation.

Au niveau musculaire, un même neurone appelé motoneurone, se connecte directement à la fibre musculaire. Il émet alors des collatérales qui innervent plusieurs fibres musculaires à des endroits différents dans le muscle. Donc un motoneurone innerve plusieurs fibres musculaires. L’ensemble formé par un neurone et les fibres qu’il innerve est appelé unité motrice.

Pour mieux comprendre ce TP, il faut quelques explications supplémentaires.

Lors d’une stimulation au niveau des muscles, un potentiel d’action nerveux est déclenché si le seuil de déclenchement est atteint. Ce potentiel d’action passe par la voie centrale et arrive au niveau de la fente synaptique entre la voie centrale et un motoneurone. Il y a alors libération d’acétyl choline qui déclenche un potentiel d’action musculaire ce qui entraîne une contraction musculaire étudiée dans ce TP.

Les muscles sont dotés de capteurs sensibles à l’étirement, il s’agit de fuseaux neuromusculaires. Ils sont constitués de fibres musculaires différenciées. Il s’agit d’un renflement qui est entouré de terminaisons nerveuses annulo-spiralées de type Ia. Cet ensemble est enfermé dans une capsule fibreuse qui a un rôle de protection.

Le fuseau neuro-musculaire est activé à chaque fois que le muscle est étiré. On étire donc le muscle dans le TP.

Quand le muscle est étiré les fibres Ia conduisent l’information nerveuse vers la moelle épinière en passant par les racines dorsales. Elles émettent alors des collatérales qui vont se connecter soit sur des motoneurones alpha soit sur des interneurones puis des motoneurones alpha. Ces derniers sont directement connectés au muscle, l’information lui est donc directement transmise. On parle de réflexe monosynaptique, c’est à dire qu’une seule synapse est présente entre l’élément sensoriel (capteur) et l’élément moteur (motoneurone).

Pour réaliser les différents étapes du TP EMG nous avons utilisé un logiciel nommé REFMYO. Le matériel permettant l’amplification et la numérisation du signal est composé d’une console ESAO reliée à l’ordinateur. Sur cette console se trouve deux adaptateurs sur lesquels on branche des électrodes d’enregistrement grâce à des fils respectant un code couleur.

Je vous décrirez plus tard les différents essais réalisés dans ce TP.

Le narcissisme en psychologie

3 December, 2009

Le narcissisme en psychologie est un renvoi à la construction du moi et à une étape du développement libidinal. En psychologie, à chaque période correspond un stade du développement libidinal et un stade de construction narcissique. Ces stades en psychologie sont en rapport avec les stades physiologique et sociologique.

De 0 à 6 mois il s’agit du stade oral, l’activité de l’enfant est essentiellement tournée vers ses besoins physiologiques. Toute sa vie pulsionnelle est tournée vers la succion. Le nourrisson ne voit pas de différence entre lui et les autres. Il n’a pas de moi propre, il n’est pas constitué, indifférencié.Son moi est en continuité avec celui de sa mère. Il y a également un relation fusionnelle entre le moi de l’objet encore indifférencié et le moi de l’objet.

En psychologie vient ensuite le stade anal jusqu’à environ 3 ans. C’est le début de la maitrise des sphincters et comprend que les autres objets ont aussi cette maîtrise. Il va chercher à mettre en jeu une relation de dominance, c’est pour cela qu’il mord, qu’il pince…Il essaye d’exercer une pression sur son environnement. Cela lui permet de trouver, de percevoir la différence entre lui et l’autre. Au niveau de son moi, il commence à se distinguer de celui de sa mère, mais ils sont toujours liés.

Oedipe et la trikapalanet

A partir de 6 ans, il y a l’oedipe, très important en psychologie. C’est le moment fondateur de la construction du moi. Le sujet fait la différence entre lui et l’autre et la différence des sexes. Il a donc un moi propre, différencié. L’enfant intègre les interdits, il sait qu’il y a des choses qu’il ne faut pas faire. Et le premier de ces interdits est celui de l’inceste. L’enfant apprend qu’il ne peut aimer son père ou sa mère comme un partenaire sexuel potentiel.

Il se passe après cette période ce que l’on appelle en psychologie une période de latence qui va jusqu’à l’adolescence.Il n’y a pas de débordement pulsionnelle.

Et arrive l’adolescence, les pulsions sont réactivées. Elles le sont à cause de la puberté qui est un phénomène physiologique. Les pulsions débordent le sujet et réactivent le conflit.

Le moi dans ces différents stades en psychologie.

On parle d’un avant oedipe et d’un après oedipe. A chaque stade que l’enfant traverse il peut se passer des choses au niveau du lien avec la réalité. Un trauma fait effraction aux limites du moi.

L’avant oedipe: il peut y avoir des carences précoces, une perte de la mère, une mère trop présente ou au contraire pas assez présente. Le moi n’est pas encore constitué, il n’y a pas de censure, la continuité entre le sujet et son environnement est dite fusionnelle. Donc le moindre trauma entraîne une difficulté dans la constitution du moi. Le système défensif est immature et ne permet pas de gérer les angoisses. En psychologie cela entraine un moi psychotique.

L’après oedipe: le moi est constitué mais il est névrotique. Ce qui a fait trauma se rapporte à la période oedipienne comme par exemple une présence des parents trop importante. Ici c’est un moi névrosé.