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TP EMG (4)

Monday, December 7, 2009 6:07

Voila la dernière manipulation de ce TP. J’avoue que sans graphique, ce TP peut paraître difficile, mais en faisant des schémas tout parait plus simple. Alors voila la fin du TP.

III ETUDE EMG DES ACTIVITES REFLEXES

a. Protocole expérimental

Le sujet est équipé de trois électrodes placées au préalable sur le soleus. Le logiciel REFMYO est ouvert sur l’option réflexe myotatique. Le marteau est branché à la console ESAO( toujours le même qu’au début du TP). Le réglage des paramètres est : durée 100millisecondes, différence de potentiel 1,5mV, la mesure se fait sur une voie car un seul muscle est étudié.

  • Manipulation a : le sujet pose la jambe sur un tabouret, genou fléchi, pied pendant. Un bref coup de marteau devra être donné sur le tendon d’Achille pour déclencher le réflexe.
  • Manipulation b : même position et manœuvre mais le sujet doit crocheter ses deux mains et faire un effort d’écartement des bras. C’est la manœuvre de Jendrassik.

jendrassik dans ce trikapalanet

  • Manipulation c : même position et manœuvre que lors de la manipulation a mais le sujet contracte le jambier antérieur.

b. Graphes obtenus et analyse

On a obtenu différents graphiques dans ce TP:

a/réflexe Achilléen simple (graphe 6) : on observe après environ 30 secondes, une sinusoïde représentant une contraction unique du soleus en réponse à l’étirement de son tendon. On peut voir que la contraction peut être d’amplitude variable selon la force et l’emplacement de la tape.

b/ réflexe Achilléen et manœuvre de Jendrassik (graphe 7) (après avoir lu le TP, vous pouvez vous attardez sur ce phénomène): le sujet à réaliser la manœuvre à des intensités variées. De la même façon que précédemment, on obtient une contraction unique mais à amplitude variable. Lorsque l’intensité de la manœuvre est faible (manipulation 5), l’amplitude est moyenne. Lorsque l’intensité est forte (manipulation 1), l’amplitude est grande et la courbe est écrêtée.

c/réflexe achilléen et contraction du jambier antérieur (graphe 8) : Le tracé est beaucoup moins net. Le réflexe semble beaucoup moins important que dans l’expérience a.

d. Interprétation

Il s’agit dans cette dernière expérience du TP du réflexe myotatique. Tout d’abord un réflexe est une réponse indépendante de la volonté, automatique, en réplique à une stimulation. Dans notre cas, le réflexe myotatique, est la contraction réflexe du muscle extenseur déclenchée par son propre étirement.

On a réalisé un micro étirement c’est-à-dire une simulation grâce au réflexe achilléen qui est suffisant pour activer les fuseaux neuromusculaires. Les afférences Ia envoient un potentiel d’action qui passe par la synapse unique avec le motoneurone. L’activation de ce  motoneurone conduit à la contraction du soleus comme on le voit dans la manipulation a. Il s’agit d’un réflexe médullaire.

Lors de la manœuvre de Jendrassik, un autre moyen de stimulé les fuseaux neuromusculaires est mis en jeu. Les extrémités contractiles du fuseau neuromusculaire sont dotées de fibres nerveuses motrices qui sont des motoneurones gamma. Elles peuvent être stimulées par les centres moteurs du cortex cérébral. L’innervation gamma sert à maintenir le fuseau neuromusculaire dans un état de réception. Leur stimulation provoque une contraction des extrémités du fuseau neuromusculaire ce qui entraine une augmentation de leur étirement lors de la stimulation et donc de la réponse du soleus.

Une contraction volontaire du jambier antérieur (fléchisseur) inhibe le muscle extenseur (vu précédemment). Lors de l’étirement du fléchisseur, comme dans la manipulation c, le réflexe achilléen est abolit. Donc la contraction du tiabialis inhibe la réponse du soleus.

CONCLUSION du TP

L’étude de ces deux muscles antagonistes, nous aura permis de nous rendre compte que les muscles font partis d’un réseau incluant de nombreuses fonctions de notre corps. Ils agissent en synergie les uns avec les autres, pour  nous permettre de nombreux mouvements ainsi que l’équilibre. Mais cela ne serait possible sans l’intervention d’afférences Ia, d’efférences sensitives, des mécanismes médullaires, des centres moteurs du cortex cérébral …

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